: bibliothèque italophone

Sur cette page se trouve une petite bibliothèque italophone indicative autour du trinôme « biorégions, biorégionalistes, biorégionalismes ». Non exhaustive, elle ne se concentre que sur les ouvrages publiés – monographies et collectifs, universitaires ou non. Elle vise à être complétée, à moyen terme, par un compte-rendu de lecture illustré de quelques-uns des ouvrages. Sur le sujet, en italien, la ressourcerie internet la plus complète reste pour l’heure la page du Sentiero Bioregionale, réseau biorégionaliste italien animé depuis 1992 : http://www.sentierobioregionale.org

Ouvrages / version originale italienne

1994. Fabrizio Zani (dir.), Bioregione, Nuova dimensione per l’umanità, Diegaro di Cesena, Macro.

1997. Rete Bioregionale Italiana, La Terra racconta, il bioregionalismo e l’arte di disegnare le mappe locali, Edizioni AAM Terra Nuova.

1998. Collectif, Verso Casa. Una prospettiva bioregionalista, Arianna Editrice.

2000. Alberto Magnaghi, Il progetto locale, Bollati Boringhieri.

2000. Daniele Zavalloni, Giorgio Castellucci, Impariamo a conoscere il fiume e la sua bioregione (vivere et imparare), Diegaro di Cesena, Macro.

2001. Luciano Iacoponi (dir.), La bioregione. Verso l’integrazione dei processi socioeconomici e ecosistemici nelle comunità locali, ETS, Pisa.

2003. Roberto Papetti, Bioregione Romagna. Mappe locali di dune, valli, pinete ravennati, Editoriale Scienza.

2003. Rete Bioregionale Italiana, Selvatico e coltivato, storie di vita bioregionale, Stampa Alternativa.

2003. Luciano Iacoponi, Ambiente, società e sviluppo. L’impronta ecologica localizzata delle « bioregioni » Toscana e area vasta di Livorno, Pisa, Lucca, ETS, Pisa.

2003. Roberto Papetti (dir.), Bioregione Romagna, Editoriale Scienza.

2003. Addey, Etain, Una gioia silenziosa, Ellin Selae.

2005. Saragosa, Claudio, L’insediamento umano. Ecologia e sostenibilità, Roma, Donzelli Editore.

2006. Giuseppe Moretti, Bacini Fluviali della Mente, Coyote Books.

2007. Giuseppe Moretti (dir.), Per la Terra. La Terra non appartiene all’uomo, l’uomo appartiene alla Terra, Ellin Selae.

2009. Addey, Etain, Acque Profonde, FioriGialli.

2009. Alberto Magnaghi, David Fanfani (dir.), Patto città-campagna. Un progetto di bioregione urbana per la Toscana, Alinea.

2009. Franco Zavalloni, Manuale di una mappa bioregionale. Bioregione Romagna. Le valli del Savio, del Rubicone e dell’Uso, Il Ponte Vecchio.

2014. Giorgio Ferraresi, Il progetto di territorio, oltre la città diffusa verso la bioregione, Maggioli.

2014. Magnaghi, Alberto (dir.), La regola e il progetto. Un approccio bioregionalista alla pianificazione territoriale, Firenze University Press.

2015. Addey, Etain, La vita della giumenta bianca, éd. Magi.

2018. Gruppo di Studio per la Bioregione del Bacino Idrografico del Po, Fascicolo #1

2020. Gruppo di Studio per la Bioregione del Bacino Idrografico del Po, Fascicolo #2 Testimonianze di resilienza bioregionale

Revue biorégionaliste italienne

Lato Selvatico, 50 numéros, Sentiero Bioregionale, 1992-2017.

Version italiennes d’ouvrages biorégionalistes anglophones

1987. Gary Snyder, La grana delle cose, Gruppo Abele.

1991. Kirkpatrick Sale, Le regioni della natura. La proposta bioregionalista, Elèuthera.

1992. Gary Snyder, Nel mondo Selvaggio, RED.

1994. Peter Berg, Gary Snyder, Bioregione: nuova dimensione per l’umanità, Macro Edizioni.

2001. Gary Snyder, Ri-abitare nel Grande Flusso, Rete Bioregionale / Arianna.

2004. Gary Snyder, L’isola della Tartaruga, Stampa Alternativa.

2010. Gary Snyder, Ritorno al Fuoco, Coniglio Editore, 2008.

2010. Gary Snyder, La pratica del Selvatico, FioriGialli.

2013. Gary Snyder, Nel Mondo Poroso, saggi e interviste su Luogo, Mente e Wilderness, Mimesis Edizioni.

2016. Peter Berg, Alza la Posta!, Saggi storici sul bioregionalismo, a cura di Guiseppe Moretti, Mimesis Edizioni.

2017. Gary Snyder, Questo istante presente – poesie, Jouvence Eupalinos.

Présentation synthétique d’ouvrages (à venir)

1994 * Bioregione. Nuova dimensione per l’umanità

Fabrizio Zani (éd.), Macro Edizioni, 1994, 104p.

(à venir)… Ancien terroriste condamné, Fabrizio Zani (1953) se consacre durant ses années de prison à l’étude des philosophies éco-anarchistes, municipalistes et biorégionalistes, dans lesquelles il se reconvertit progressivement, en parallèle d’une activité éditoriale. C’est à lui que l’italophonie doit un des tout premiers ouvrages consacrés au biorégionalisme, paru en 1994 sous le titre Bioregione, Nuova dimensione per l’umanità. L’introduction de Zani mise à part, l’ouvrage est entièrement composé de traduction de textes-clés, très bien choisis parmi les meilleurs du mouvement depuis des ouvrages autant que sur la base d’articles de Raise the Stakes, la revue historique de la Planet Drum Foundation. On y retrouve l’article fondateur de Berg et Dasmann, un article de Sale, une contribution de Judith Plant sur les relations entre biorégionalisme et écoféminisme, un entretien avec Doug Aberley sur les « villes vertes », etc. Il ne fait aucun doute que le recueil a constitué un complément idéal à la traduction toute récente de l’ouvrage fondateur de Kirkpatrick Sale Dwellers in the land (Le regioni della natura. La proposta bioregionalista, paru en 1991 avec une préface de l’anthropologue Franco La Cecla) pour qui s’intéressait de façon précoce au mouvement biorégionaliste en Italie. (M.R.)

1997 * La Terra racconta. Il bioregionalismo e l’arte di disegnare le mappe locali

Rete bioregionale italiana, AAM Terra Nuova éd., 1997, 80p.

L’association Rete bioregionale italiana est fondée en 1996 par des militants biorégionalistes de longue date, regroupés dès le milieu des années 1980 autour de la revue AAM Terra Nuova puis, à partir de 1992, autour de la revue biorégionaliste Lato Selvatico dirigée par Giuseppe Moretti. L’année suivant sa formation, la Rete Bioregionale Italiana publie La Terra racconta, il bioregionalismo e l’arte di disegnare le mappe locali, qui constitue sans doute la première réelle contribution italienne à la théorie biorégionaliste. Centré autour de la question de la cartographie, le livre propose une analyse biorégionaliste de l’Italie, quelques exemples illustrés de biorégions italiennes cartographiés et dessinées, la traduction du petit manuel de cartographie de Peter Berg Finding your own bioregion paru en 1996 ou encore la première traduction italienne du quizz Where you at ?. À noter, d’une part, la mention d’un « centro di documentazione bioregionale » et, en fin d’ouvrage, une liste des contributions italiennes au courant biorégionaliste comprenant les publications de Boni, Borgarello et Vercesi (Il paessaggio racconta), de Curti (Ai margini del villaggio globale : sacro e territorialità), de Fassero (La danza della Terra), de Giusti (L’osservazione della fiamma) et de Simonetti (Tra le righe della terra). (M.R.)

1998 * Verso Casa. Una prospettiva bioregionalista

Collectif (éd.), Arianna Editrice, 80p.

En 1998, paraît un petit fascicule intitulé Verso Casa. Una prospettiva bioregionalista. Le collectif d’auteur qui le compose se présente comme « un ensemble de personnalités, variées de par leurs origines culturelles et leurs attitudes, reliées par une sensibilité commune à tout ce que la nature est en capacité d’offrir à la culture » ; collectif parmi lequel on retrouve des biorégionalistes et réhabitants italiens de la première heure tels qu’E. Addey, G. Moretti et G. Zavalloni. Le livre est un des tout premiers ouvrages publiés par la maison d’édition Arianna Editrice alors naissante (et toujours existante aujourd’hui), spécialisée dans la diffusion de la critique sociale et des savoirs écologiques au grand public. Et c’est bien là l’exact rôle que remplit cette petite publication, dont les articles, très accessibles, proposent de petites réflexions et témoignages sur des sujets comme la conscience de la nature, le sens des lieux, la richesse de la diversité linguistique, le sens politique du biorégionalisme ou l’éducation biorégionale. Une dynamique qui sera poursuivie un peu plus tard par le groupe de la Rete bioregionale par l’ouvrage Selvatico e coltivato. Storie di vita bioregionale (Stampa Alternativa, 2003). (M.R.)

2000 * Il progetto locale

Alberto Magnaghi, Bollati Boringhieri

En 2000, Alberto Magnaghi, enseignant-chercheur en « planification territoriale », fait paraître son opus magnum : Il progetto locale. Il s’agit d’un recueil retravaillé d’articles parus durant la décennie passée. Il fut traduit et introduit aux communautés francophones dès 2003 par Françoise Choay. Cependant la version française ne présenta qu’une version partielle du texte, ayant opéré « un certain nombre de coupures et de raccords, destinés à le rendre plus linéaire et plus accessible à un public francophone ». Or, signe des temps, la plupart des passages sur ce concept feront parties des coupes réalisées, et il ne reste dans cette version française que trois petites occurrences du concept de bioregione, traduit en français sous la forme – révélatrice de sa nouveauté – de « bio-région ». Il faut dire que l’ouvrage original restait très sec sur le concept – qui n’y est ni défini, ni raconté dans son histoire (l’ouvrage crédite uniquement et à tort Geddes et Mumford sur le sujet), ni même débattu. La notion de biorégion y est à peine présentée par Magnaghi comme un synonyme « d’écosystème territorial », utilisée pour aborder « la ville comme région urbaine ». Dommage : la réflexion s’y appuyait pourtant sur les romans de Callenbach, la philosophie agrarienne de Wendell Berry, l’éco-socialisme de Bookchin ou encore l’écoféminisme de Vandana Shiva – autant de pensées très en lien avec le biorégionalisme d’un Peter Berg. Sa présence dans cet ouvrage reste toutefois un marqueur historique, signe d’un tournant dans le vocabulaire territorialiste. (M.R.)

2001 * La Bioregione. Verso l’integrazione dei processi socioeconomici e ecosistemici nelle comunità locali

Luciano Iacoponi (éd.), ETS Edizioni, 2001.

La bioregione, Verso l’integrazione dei processi socioeconomici e ecosistemici nelle comunità locali, paru en 2001, est le premier ouvrage italophone issu du monde universitaire à se consacrer entièrement à l’idée biorégionale. Cette publication constitue les actes d’un colloque qui s’est tenu à la Faculté agricole de l’Université de Pise en 1999, et dont le titre pourrait être traduit « Processus socioéconomiques et écosystémiques : vers le concept de biorégion ». Mais c’est aussi et surtout un témoin révélateur de la diffusion très singulière du concept dans le pays à une époque. Le directeur d’ouvrage, Luciano Iacoponi – spécialiste en études agro-alimentaires –, assume avoir découvert le concept de biorégion dans le rapport institutionnel Global Biodiversity Strategy de 1992, ne connaissant ni ne citant ni tenants américains du mouvement, ni les protagonistes italiens sus-mentionnés. Similairement, une large majorité des contributions assument assez explicitement découvrir fraîchement l’idée biorégionaliste, voire n’en rien connaître du tout. Étrangement, l’ouvrage s’avère pourtant plutôt assez intéressant pour la littérature biorégionaliste italienne : fort de propos d’économistes, de géographes, de sociologues ou encore de zoologues, il est bien nourri par les références intellectuelles italiennes de ces champs, et les quelques schémas, cartes et autres modèles illustrés offrent aussi des systèmes de pensées pertinents pour la théorie de la biorégion. (M.R.)

2003 * Selvatico e coltivato. Storie di vita bioregionale

Rete Bioregionale Italiana (éd.), Stampa Alternativa, 2003, 192p.

(à venir)

2003 * L’insediamento Umano. Ecologia e sostenibilità

Claudio Saragosa, Donzelli Editore

Très cultivé, le riche ouvrage de Claudio Saragosa intitulé L’insediamento umano. Ecologia e sostenibilità (2005) place le biorégionalisme au regard d’une large variété d’autres mouvements et modèles, tels que la théorie des métabolismes urbains (Duvigneaud et autres), le regional planning, la planification écologique, le territorialisme ou la décroissance, pour ne rien dire de toute la littérature issue du meilleur de l’écologisme américain (Odum, Carson, Leopold, Bateson, Commoner, etc.). C’est aussi un des premiers et des rares ouvrages à mettre en relation de façon assez précise et dialectique les propositions des fondateurs américains (Berg, Sale, Rees et les Todd principalement) avec celles d’Alberto Magnaghi – que Claudio connaît bien, puisque les deux chercheurs travaillent dans le même laboratoire, publient des ouvrages ensemble et échangent des concepts de longue date. Le propos de Saragosa est notamment de développer l’idée d’écosystème territorial, un concept qu’il construit, lui aussi, « de façon parallèle à celui de biorégion », quoique son ouvrage reproche aux biorégionalistes américains leur manque de rigueur scientifique. 

2006 * Bacini fluviali della mente

Giuseppe Moretti, Coyote Books, 2006, 22p.

(à venir)

2007 * Per la Terra. La Terra non appartiene all’uomo, l’uomo appartiene alla Terra

Giuseppe Moretti (éd.), éd. Ellin Selae, 2007, 216p.

Leader – en quelque sorte – du mouvement biorégionaliste-réhabitant italien, Giuseppe Moretti cordonne en 2007 l’ouvrage Per la Terra, sous-titré avec les mots supposément attribués au chef amérindien Seattle : La Terra non appartiene all’uomo. L’uomo appartiene alla Terra. L’ouvrage est avant tout un recueil des meilleurs textes publiés par la revue Lato Selvatico entre 1992 et 2004, augmenté en suivant de petites contributions et témoignages locaux (comme le récit du déroulement des Rencontres de la Rete bioregionale organisées en mai 1999). À noter aussi la présence dans l’ouvrage de deux entretiens particulièrement intéressants, disponibles pour l’heure uniquement en italien. Le premier, avec Peter Berg, est conduit par la revue Lato Selvatico et publié en 1995 ; il porte notamment sur la spécificité du mouvement biorégionaliste au regard des autres mouvements écologiques, l’intérêt de parler de biorégionalisme en tant que citadin urbain et la question du sauvage. Dans le second de 2003, Moretti interroge Gary Snyder sur la spécificité et les réceptions européennes des idées biorégionalistes, ou encore le rôle que peut y tenir la poésie. (M.R.)

2009 * Manuale di una Mappa Bioregionale. Bioregione Romagna. Le valli del Savio, del Rubicone e dell’Uso

Daniele Zavalloni, Ecoistituto di Cesena, 2009, 127p.

(à venir)

2009 * Patto Città-Campagna. Un progetto di bioregione urbana per la Toscana centrale

Alberto Magnaghi, David Fanfani, Alinea, 2009.

En 2009, l’équipe du Laboratorio di Progettazione Ecologica degli Insediamenti (Lapei) du département d’architecture de l’Université de Florence fait paraître un livre collectif intitulé Patto città-campagna. Un progetto di bioregione urbana per la Toscana. Il s’agit en fait du dernier d’une série de rapports de recherche publiés dans le cadre d’une recherche institutionnelle sur le « Parc agricole » comme instrument de planification territoriale. Quoique l’ouvrage porte donc plus sur ces outils « d’agri-urbanisme » appliqués au territoire de la Toscane centrale, ce rapport collectif est tout de même l’occasion pour l’équipe de recherche de positionner sa propre acception de l’expression « biorégion urbaine », en affirmant explicitement que si Berg, Sale ou les Todd ont proposé une acception écologiste du concept de biorégion, l’acception territorialiste fait, en revanche, plutôt référence « aux études de la géographie écologique de Vidal de la Blache et au Regional Planning Association of America, à la définition bioanthropocentrique de la “section de vallée” de Patrick Geddes et à la “région de la communauté humaine” de Lewis Mumford ». Une orientation confirmée par l’orientation générale de l’ouvrage, effectivement bon descendant de l’idée de regional planning. (M.R.)

2014 * Il progetto di territorio. Oltre la città diffusa verso la bioregione

Giorgio Ferraresi (éd.), Politecnica éd., 2014.

Coordonné par Giorgio Ferraresi, membre fondateur de la Società degli territorialisti/e et enseignant en urbanisme de la Faculté d’Architecture et Société du Politecnico di Milano, l’ouvrage Il progetto di territorio, oltre la città diffusa verso la bioregione paraît en 2014. C’est un témoin supplémentaire de l’investissement des urbanistes « territorialistes » dans le concept de biorégion. Comme le précédent, il s’agit d’un livre universitaire collectif, issu d’une recherche institutionnelle portant cette fois sur la reconfiguration du territoire sous l’action de « l’urbanisation diffuse ». Augmenté d’un CD-Rom proposant des entretiens vidéos et de nombreuses illustrations (principalement des cartes d’analyses urbanistiques et des schémas conceptuels mais aussi quelques photos), l’imposant ouvrage, très dense, reste une publication assez difficile d’accès, produite non seulement par mais aussi pour la recherche en urbanisme. Quant à l’idée même de biorégion, elle est tout simplement absente de l’ouvrage lui-même, dont le titre semble qualifier a posteriori un ensemble de recherche résolument portées sur autre chose. Ce qui, en soi, est probablement le témoin de l’évolution dans les imaginaires d’un terme ayant émergé à l’échelle nationale entre le début d’une recherche institutionnelle et sa publication… (M.R.)

2016 * Alza la posta ! Saggi storici sul bioregionalismo

Peter Berg, sous la direction de Giuseppe Moretti, Mimesis/Eterotopie

En 2016 paraît finalement un recueil de textes de Peter Berg dans une maison d’édition nationale à large diffusion et reconnaissance. Intitulé Alza la posta! – traduction italienne de la formule Raises de stakes! de la Planet Drum Foundation qui a servi de titre à leur revue historique –, saggi storici sul bioregionalismo, l’ouvrage est bien introduit et coordonné par Giuseppe Moretti. Outre sa capacité à bien remettre sur le devant de la scène italienne les origines éco-anarchistes, plus militantes et radicales, de l’idée biorégionaliste, il est le témoin de l’intérêt contemporain grandissant pour la notion, ses contenus et potentialités. Un de ses intérêts majeurs est de proposer non seulement des textes bien connu du fondateur de l’idée biorégionaliste, mais aussi deux entretiens avec lui : l’un mené par Richard Evanoff – théoricien reconnu du biorégionalisme – sur le développement du biorégionalisme au Japon, et l’autre, plus spontané, conduit par Derrick Jensen – célèbre cofondateur et membre actif de l’organisation Deep Green Resistance. Le livre se conclut sur une bibliothèque biorégionaliste composée des classiques américains et des travaux des cercles italiens de Moretti, et deux brèves présentations, de la Planet Drum Foundation et du Sentiero Bioregionale. (M.R.)


A sujet de ces brèves présentations d’ouvrages

Cette liste, partielle et partiale, est en constante augmentation. Elle est réalisée pour le compte de personne, à l’adresse de toutes et tous, dans une simple optique de partage et de mise en accessibilité de ces savoirs. N’hésitez pas à faire part de vos retours, critiques, suggestions ou propositions à l’adresse bioregions.bibliotheque@gmail.com.

Les comptes-rendus se concluent sur les initiales des rédacteurs et rédactrices, qui correspondent respectivement à :

(M.R.) – Mathias Rollot est Maître de conférences à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nancy, membre du Laboratoire d’histoire d’architecture contemporaine (LHAC), auteur et traducteur. Il a notamment publié L’obsolescence (éd. Métispresses), Critique de l’habitabilité (éd. L&S), Les territoires du vivant, un manifeste biorégionaliste (éd. FB) et Qu’est-ce qu’une biorégion ? (éd. Wildproject, 2021). Il a aussi co-traduit avec Alice Weil et préfacé la première version française de L’art d’habiter la Terre. La vision biorégionale de Kirkpatrick Sale (Wildproject, 2020).